Les Conseils – AG solitude

SUPPORTER DE VOTRE VIE

Quelques conseils
contre la solitude

Heureusement, vous pouvez aider en donnant un peu de votre temps.

« Non, vous ne pourrez pas sauver le monde de la solitude en réunissant simplement quelques personnes qui se sentent seules. Tous ne sont pas nécessairement capables de pointer du doigt ce qui les ancre dans cet isolement. Et ce n’est pas une discussion autour d’une tasse de café imposée qui y changera quelque chose. Cependant, c’est un premier pas sur la voie d’un rapprochement. ” 

Johanna Spaey, auteur de la Petite Encyclopédie de la Solitude
Dire un simple bonjour

Dans nos villes modernes et nos vies un peu dingues, on oublie parfois simplement de dire bonjour au voisin que l’on croise. Que ce soit sur le palier, dans l’escalier ou l’ascenseur, sur le trottoir, à l’épicerie ou à l’arrêt du tram. Cela semble anodin, mais quand on recommence à se saluer, on ouvre la porte au voisinage, au quartier… et l’atmosphère qui y règne change. Un petit geste sans engagement, mais qui déclenche bien souvent des sourires. Essayez, vous serez étonné(e)s. Et vos voisins aussi.

Diversifier ses activités

Pouvoir rester seul(e) est souvent une preuve de bonne santé mentale, et vous permet de vous recentrer et de vous retrouver. Veillez cependant à diversifier vos activités, car rester assis(e) toute la journée à regarder la télévision n’est pas la meilleure des choses pour aller mieux.

Le respect des rendez-vous

Respectez vos rendez-vous, soyez à l’heure et n’annulez pas à la dernière minute. Mieux vaut être un ami un peu ennuyeux, mais fiable, qui consacre du temps à l’autre une fois par semaine (même si vous n’avez pas grand-chose à dire), qu’une personne qui passe sans crier gare et qui ne se montre plus pendant des mois.

Identifier ses besoins et se battre contre le négativisme

Ciblez ce qui crée votre sentiment de solitude et essayez de le changer. Chaque fois que vous percevez quelque chose de manière négative, reconsidérez votre position… et essayez de voir le positif.

Bien dormir et s’alimenter

Les mauvaises nuits ont un impact négatif sur l’humeur et les émotions – décourageant les autres de vous contacter – et la fatigue et l’irritabilité qu’elles génèrent conduisent au repli sur soi. Quant à l’alimentation, elle est vraiment importante pour garder votre vitalité. Elle peut aussi être une source de joie et apporter un sujet de conversation.

Vous aussi, vous voulez donner de votre temps ?

N’hésitez pas à rentrer en contact avec une association pour voir comment votre temps peut les aider.

Aidez-les en donnant un peu de votre temps
Offrir un petit coup de main

Proposer de donner un petit coup de main anodin comme descendre une poubelle, monter le courrier de la boîte aux lettres de temps en temps, ramener quelque chose du magasin une fois que l’on se connaît mieux… ça n’a l’air de rien, mais ça fait beaucoup de bien.

Prêter une oreille attentive

Rompre l’isolement d’une personne en souffrance commence par lui prêter une oreille attentive, sans jugement et sans précipitation. Tendez-lui la main, mais laissez-la venir. Une solitude mal vécue a des effets désastreux sur l’estime de soi : n’hésitez pas à répéter à votre interlocuteur qu’il mérite d’être entendu. Via un geste, un regard, un sourire. Le simple fait de prendre du temps pour les autres leur fait prendre conscience de leur valeur, et contribue à ébranler leur solitude.

Entourés mais pas seuls

Le traditionnel plan de secours aux personnes seules – « Rejoins un club de marche ou une chorale, inscris-toi à un cours du soir, essaye Tinder » – part du principe que les gens sont responsables de leur situation ou devraient faire un peu plus d’efforts s’ils n’aiment pas être seuls. Ne vous laissez pas tromper par l’idée que tout peut se réduire à la solitude sociale et que s’entourer d’autres personnes fera disparaître la douleur.

Demander de l’aide

N’hésitez pas à demander de l’aide. Ça peut servir et c’est aussi un bon prétexte pour briser la glace avec son voisin isolé. Cela rend la personne en face actrice et lui donne un rôle utile. « Pourriez-vous exceptionnellement réceptionner mon colis car je suis au bureau toute la journée et ne pourrai ouvrir au facteur, cela m’aiderait énormément ! ».

Oser aller vers l’autre

Ça parait idiot mais beaucoup de personnes avouent qu’elles n’osent pas « déranger » leurs voisins, parfois même juste pour leur faire un petit bonjour, de crainte de les perturber ou de les effrayer. Et c’est vrai dans les deux sens, d’un plus jeune vers un moins jeune et vice-versa. Les impressions sont les mêmes.

Prendre soin de soi

C’est un cercle vicieux : plus on s’isole, moins on se valorise… et réciproquement. Il est donc essentiel de recommencer à prendre soin de soi avant de renouer avec les autres. Faites la liste de ce qui pourrait vous procurer du bien-être, physique et émotionnel, au quotidien – Y compris et surtout les petits plaisirs. Et passez à l’action ! Prenez aussi le temps de lister vos points forts pour rebooster votre confiance en vous.

Être patient

User de fermeté pour déclencher une prise de conscience n’est pas une bonne idée. Il faut motiver quelqu’un souffrant de solitude et l’inviter à sortir de son monde en lui proposant diverses activités, mais il faut toutefois garder en tête que la personne pourrait refuser ces invitations. C’est donc à ce moment que la patience est d’or. Et si sa solitude est vraiment trop profonde, il peut être opportun de l’encourager à en parler à son médecin traitant.

Avoir un rôle de « veilleur »

Avoir ce que l’on appelle un rôle de « veilleur », ça veut dire ouvrir l’œil sur les plus isolés et se demander s’ils n’ont pas des besoins. Ne sous-estimez jamais le pouvoir de l’empathie !

« De nombreuses fois, j’ai observé mes patients se perdre dans les méandres de la solitude. Le paradoxe, c’est qu’avec un coup de pouce et du soutien de qualité, ils ont souvent fini par se trouver ou se retrouver en chemin. »

Zoé Dewinter, Psychologue Clinicienne